Je me propose de relater dans cette page quelques histoires vécues dans ma pratique de l’E M D R / D M S depuis 1998.
Toutes ces histoires sont authentiques. J'ai changé les noms des personnes et parfois leur sexe pour éviter toute identification.
Son problème est le suivant:
Valentine a peur de mourir étouffée si elle avale quelque chose qui se coince dans sa gorge. Pour éviter d'être confrontée à cette situation, Valentine mange principalement des aliments écrasés ou mixés. Parfois, elle a même peur d'avaler sa salive. Elle est très angoissée et stressée en permanence.
2) Elle me raconte que dernièrement elle a fait un malaise en mangeant un sandwich, car un morceau de croûte de pain est resté quelques instants dans sa gorge. Cela a déclenché une forte panique chez elle et dans son entourage.
Lors du deuxième entretien.
Je décide de travailler sur ce dernier épisode très récent, car la charge émotionnelle me semble extrêmement présente. Après avoir respecté tout le préalable de la procédure, je procède à une stimulation bilatérale visuelle. Très rapidement apparaissent des souvenirs liés à l'épisode de la pistache.
La peur était évaluée à 9,5 sur 10.
La localisation de cette peur se trouve, dans la poitrine, le dos, avec des frissons.
La croyance limitante est : "Ça peut rester coincé et je vais étouffer ".
La croyance aidante cible est : "C'est un aliment comme les autres".
L'évaluation de cette croyante aidante est de 1 sur 7.
B Que sa maman lui avait raconté qu'elle-même avait dû être hospitalisée pour avoir avalé une pièce de monnaie.
C Enfin que son petit frère avait, vers l'âge de 7 ans, introduit une perle dans une de ses narines et avait dû aller aux urgences.
Ce troisième Rv sera le dernier avec Valentine.
Elle vient me voir sur les conseils d'un infirmier psychiatrique d'un CHS qui a entendu parler de moi.
Lorsque j'ai demandé à Bernadette ce qui l'amenait dans mon cabinet, de gros sanglots l'ont envahie et elle n'a pu dire que : " Et bien, ça comme bien…. ". Quelques instants plus tard, elle a été capable de m'expliquer ce qui se passait.
Son concubin, appelons-le Pierre, était décédé 4 mois plus tôt d'un cancer, elle était en pleine période de deuil. Cependant, en investiguant plus avant, je pus comprendre qu'elle admettait qu'il fallait traverser cette période pénible et que c'était un processus normal. Ce qui lui posait problème était ailleurs.
Lors des préparatifs de l'enterrement de son compagnon, un incident s'était produit. Martine une des filles de Pierre, s'en était pris violemment à elle en lui disant en substance : " Tu n'étais que la maîtresse, tu n'es rien dans cette famille, reste a ta place ".
Cette agression a profondément choqué Bernadette. Elle vivait avec Pierre depuis 25 ans (Bernadette a 66 ans), et s'était toujours occupée de son compagnon, particulièrement, dans les derniers mois de sa maladie.
Depuis cette date Bernadette :
a un très mauvais sommeil,
pleure à chaque instant,
n'a plus d'énergie et se désinvestit de toutes ses occupations habituelles.
Je découvre toutes ces informations, plus d'autres que je ne rapporte pas ici, lors du premier entretien. Entretien pendant lequel je lui donne toutes les informations nécessaires sur le protocole.
Au deuxième entretien
Bernadette me dit : " C'est bizarre, je me sens mieux ", alors que je n'ai pas encore pratiqué l’EMDR / DMS. Lors de mes entretiens, je pratique systématiquement une hypnose conversationnelle qui permet déjà d'amorcer un processus de changement chez mes clients.
Je procède au traitement sur la cible identifiée. Ce qui la perturbe le plus, c'est l'image du visage de Martine. Les paroles prononcées ont également un fort impact émotionnel chez Bernadette. Elle ressent une douleur dans la gorge et dans la poitrine.
Pendant le traitement, d'autres souvenirs surviennent :
a) La mort de son propre père et le fait qu'elle se sente coupable d'avoir été absente à ce moment-là.
b) La mort de sa mère.
c) Les mauvaises relations avec sa belle-sœur.
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